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Femmes qui avez succombé à la violence conjugale, en France cette année,

Nous ne voues oublions pas :

  • 46. Bonnières sur Seine (Yvelines), 2 juin. Leïla, 29 ans, mère d’un enfant de 4 ans. Exécutée d’une balle dans la tête, chez eux, par son mari jaloux, 31 ans. Le couple avait des « difficultés relationnelles » (violences conjugales ?). Le Parisien.
  • 44. Nissan-lez-Ensérune (Hérault), 30 mai : une femme, 47 ans, fonctionnaire en administration pénitentionaire, mère d’un ado de 17 ans. Exécutée chez eux d’une balle au thorax par son mari, 56 ans. Il s’est suicidé avec le meme revolver. C’est l’enfant qui a découvert les corps à son retour du lycée. France3 Languedoc-Roussillon, Midi Libre.
  • 43. Pontcharra-sur-Turdine (Rhône), 29 mai : Géraldine, 39 ans, fonctionnaire au conseil régional, mère de trois enfants âgés de 5 à 10 ans. Battue à mort chez lui par son ex-conjoint, 45 ans, père des enfants. Elle a reçu au moins un coup à la tête, des objets ensanglantés ont été retrouvés près de son corps, dont un morceau de bois d’un mètre de long. Les trois enfants, retrouvés deux heures après le déclenchement d’une alerte enlèvement, étaient absents. Le père a été placé en garde à vue pour « homicide volontaire avec préméditation« , c’est à dire pour assassinat. Malgré cela, la préfecture du Rhône, relayée par la presse, se montre extrêmement pudique. La mère assassinée est à peine évoquée, tandis que les enfants sont présentés comme étant « sains et saufs » malgré l’assassinat de leur mère. Prétendre qu’ils sont sains et sauf, c’est nier l’ampleur des violences qu’ils ont subies en ce jour de Fête des Mères. Normandie Actu, Le Progrès. Géraldine se savait en danger : elle venait de quitter le domicile conjugal et avait dénoncé les violences physiques et psychologiques de son conjoint dans une main courante.

  • 41. Nîmes (Gard), 13 février : une femme, 57 ans. Battue à mort chez lui par un homme avec qui elle avait une relation sentimentale. Celui-ci lui a provoqué « une scène de violence majeure« . Il l’a rouée de coups au thorax et au visage. Il a dissimulé le corps dans le coffre d’un clic-clac, un canapé-lit. Il s’est enfui et ce sont deux autres hommes, visiteurs occasionnels qui ont découvert le corps. Le tueur est resté quatre mois en cavale jusqu’à son arrestation le 19 mai. Objectif Gard, Infos H24.
  • 40. Longpont-sur-Orge (Essonne), 13 mai : une femme, 39 ans, mère de deux enfants. Piégée et exécutée d’une balle dans la tête, chez elle, par son ex-compagnon, père des enfants. Il s’est d’abord rendu chez elle en son absence, et a tenté de tuer le nouveau compagnon de son ex. Celui-ci, policier, l’a délesté d’une des deux armes à feu du tueur, et a appelé les secours. Il s’est ensuite caché dans le parking. Il a tiré sur la femme alors qu’elle rentrait du travail, et s’est échappé. Transportée d’urgence à l’hôpital, elle est tombée en état  de mort cérébrale. Elle est décédée le soir suivant. Les policiers ont retrouvé les enfants au domicile du tueur. Ils ont traqué et arrêté l’assassin à l’issue d’une battue, son arme pointée sur sa tempe. Le Republicain de l’EssonneLe Dauphiné LibéréLe Parisien.
  • 39. Petite-Forêt (Nord), 12 mai : Jeannine Manche, 58 ans, agente de service en école, mère de quatre filles adultes. Exécutée chez eux d’une balle de fusil au coeur par son mari Bernard Manche, 59 ans, chauffeur de bus. Elle allait le quitter : ils étaient en instance de divorce. Il a prévenu une de leurs filles par SMS avant de se suicider, échappant ainsi à la justice. La Voix du Nord.
  • 38. Pringy (Haute-Savoie), 12 mai : une femme, 21 ans. Sauvagement poignardée chez elle par son ex-compagnon, 23 ans. Elle vivait avec son nouveau compagnon. Il a enfoncé la porte d’entrée, en pleine nuit, et s’est acharné sur elle à coups de couteau. Le compagnon et l’assassin l’ont ensuite transportée à l’hôpital, où elle a succombé. Le Dauphiné Libéré.
  • 37. Avermes (Allier), 5 mai : une femme. Exécutée chez eux d’un coup de fusil de chasse par son mari septuagénaire. Il s’est ensuite suicidé. La Montagne, L’Obs.
  • 35. Ajaccio (Corse-du-Sud), 1er mai : Savannah Torrenti, 24 ans. Battue à mort par son (ex-?) compagnon, 24 ans, chez lui. Il était sous l’emprise d’alcool et de drogue (MDMA). Il s’est enfui à l’arrivée des pompiers, que sa soeur avait appelés. Savannah Torrenti a été retrouvée dénudée et avait été rouée de coups, y compris à la tête. Elle n’a pu être ranimée. Le fuyard s’est rendu aux autorités après 10 heures de cavale. Il a initialement prétendu que la victime était décédée suite à deux accidents de voiture en rentrant de boîte de nuit. Corse-Matin, France 3 Corse Via Stella, Corse-Matin, France 3 Corse Via Stella.
  • 34. Mauprévoir (Vienne), 19 avril : Marie Jaud, 62 ans, et sa fille Corinne, 27 ans. Exécutées par balles chez eux par le mari/père Célestin Jaud, 74 ans, gardien de château à la retraite, ancien combattant et chasseur. Il a utilisé ses fusils de chasse. Il a prévenu leur autre fille par téléphone avant de se suicider. La Nouvelle République, La Nouvelle Republique.
  • 33. Fagnières (Marne), 18 avril : Germine Aslikian, employée dans un centre de rééducation, mère de deux enfants. Poignardée 16 fois devant son nouveau domicile, par son mari, Vrech Aslikian, 48 ans, qu’elle avait quitté un mois plus tôt. Il l’a ensuite prise en photo et a prévenu un proche. Il l’a transportée en voiture, morte ou agonisante. Puis il s’est pendu, échappant ainsi à la justice. L’Union. Installée en France depuis 2007, elle avait survécu aux violences ethniques et à l’exil. Il l’a tuée parce qu’elle venait de reprendre sa liberté de femme.
  • 32. Divonne-Les-Bains (Ain), 11 avril : une femme, voyante, 56 ans. Etouffée mi-janvier chez eux par son mari, 67 ans. Il avait initialement quitté le domicile pour un voyage et maquillé le crime en suicide, déclarant sa mort à son retour le 27 janvier. Il a été interpellé fin février, une deuxième autopsie vient de prouver qu’elle avait été asphyxiée. Le Progrès, 20 Minutes.
  • 31. Brive (Corrèze), 10 avril : une femme, 55 ans, mère de famille. Exécutée chez eux, durant son sommeil, de  trois balles dans la tête avec un pistolet à un coup, par son mari de 76 ans. Il a aussi tué leur chien. Il a préparé quelques documents financiers à l’attention de leurs enfants, et rédigé une lettre blâmant sa femme pour son crime avant de se suicider. Le couple devait partir en vacances en Thailande, une voisine qui venait nourrir le chien a découvert les trois corps. Le Point, France3 Limousin, France Bleu.
  • 30. Novale (Haute-Corse), 8 avril : Beata Ewa Majewska, 43 ans, mère de deux enfants. Étouffée ou étranglée chez elle à Cervioni dans la nuit du 20 au 21 mars. Son mari Stanislaw Majewski l’a étouffée ou étranglée puis a dissimulé son corps à une vingtaine de kilomètres, à Novale d’Alesani. Il a avoué le meurtre en garde à vue, dans le cadre de l’enquête sur la disparition de Beata. Il a été mis en examen pour meurtre avec circonstances aggravantes et dissimulation. France 3 Corse, Corse Net Infos, Corse-Matin. Polonaise, elle était arrivée en France en 2012 et parlait très peu le français. Les femmes victimes de violences conjugales sont d’autant plus vulnérables et isolées lorsqu’elles vivent en pays étranger, loin de leurs proches.
  • 29. Bras-Panon (Réunion), 6 avril : Patricia Ramalingom, 50 ans, agent d’entretien, mère de 3 enfants adultes. Exécutée dans son ancien domicile conjugal par son mari Maximin Sinédia, qu’elle avait quitté en début d’année. Sous prétexte de lui remettre des documents, il l’avait fait revenir et l’a poignardée avec un couteau de chasse. Patricia Sinédia Ramalingom se savait en danger : depuis début 2016 elle avait porté plainte auprès de la gendarmerie puis de la police, et était en attente d’un logement de la part du Centre Communale d’Action Sociale. La première plainte avait été ignorée par la gendarmerie, sous prétexte que son mari était gravement malade. Pourtant le danger était avéré, Maximin Sinédia avait notamment provoqué un incendie en janvier. Clicanoo, LINFO.re, Réunion La 1ère. Selon l’entourage, Patricia venait de prendre sa retraite et prenait soin d’elle-même. Son fils aîné de 31 ans, handicapé, né d’une précédente union, vivait encore avec elle.
Les féministes basques appellent à se mobiliser pour Natalie Van Put et contre les violences sexistes

Appel à la mobilisation des féministes basques

  • 28. Bidart (Pyrénées-Atlantiques), 4 avril : Natalie Van Put, artisane, 34 ans, mère d’un enfant de 9 ans. Blessée à la tête par son compagnon Alain Pignot, 48 ans, dans le garage où ils travaillaient tous les deux. Il lui a notamment infligé une large plaie à la tête avec un objet contondant, puis s’est suicidé. Laissée pour morte, elle est décédée le lendemain 5 avril à l’hôpital de Bayonne. Alain Pignot avait déjà été condamné pour violences conjugales sur Natalie le 13 novembre 2014. Sud Ouest, 20 Minutes. Leur enfant, qui était à l’école lors du crime, a été pris en charge par ses grands-parents maternels, arrivés d’Espagne. Les féministes de la Marche mondiale des femmes du Pays Basque – Action Internationale appellent à se mobiliser les 8 et 9 avril.
  • 27. Pornichet (Loire-Atlantique), 30 mars : une femme, 66 ans, atteinte d’un cancer. Abattue chez eux avec une carabine par son mari, 69 ans, retraité. Il s’est suicidé. Ouest France, L’Echo de la Presqu’île.
  • 26. Port-d’Envaux (Charente-Maritime), 28 mars : Maryvonne Gaillard, 73 ans, retraitée. Exécutée chez eux avec un fusil de chasse par son mari, René Gaillard, 73 ans, ancien gendarme et chasseur. Elle venait de faire ses valises pour le quitter, après des années de souffrances (violences conjugales ?). Il a prévenu ses proches par téléphone, puis s’est suicidé pour échapper à la justice. France 3 Poitou-Charentes.
  • 25. Mont-de-Marsan (Landes), 27 mars : Elodie, 30 ans, et sa fille de 18 mois. Battues à mort chez eux par le conjoint/père, Guillaume Dautremont, 40 ans. Quelques jours avant, Elodie avait indiqué à sa famille sa peur de lui et son intention de le quitter. Déjà condamné dans une affaire de meurtre, il était sous l’emprise d’amphétamines. Il a aussi tenter de violer et roué de coups une amie qui se trouve entre la vie et la mort à l’hôpital. Il a ensuite frappé sa mère chez elle, qui a appelé la police. Sud Ouest, France Bleu, Sud OuestLe Parisien.
  • 24. Laroque d’Olmes (Ariège), 25 mars : une femme, 63 ans, mère. Abattue chez elle d’un coup de fusil par son mari, 66 ans. Agent d’assurance à la retraite, il était surendetté et soupçonné d’avoir escroqué 200000 € à des personnes âgées. La Dépêche, La Gazette Ariégeoise.
  • 23. Vivonne (Vienne), 25 mars : Sylvie Bonnelle, 55 ans, formatrice en éducation physique à l’IUFM de Poitiers, mère de deux jeunes adultes. Tuée chez eux par son compagnon, Fernand Weisslinger, 54 ans, médecin au centre de réadaptation de Civray. Il l’a battue, lui a enfoncé le crâne avec un objet contondant, puis l’a étranglée. Il s’est suicidé. La Nouvelle République, France Bleu, France Bleu.
  • 22. Sorbiers (Loire), 25 mars : Samantha, 30 ans, mère d’un bébé de 18 mois. Assassinée par son mari Aurélien, 30 ans, qu’elle venait de quitter un mois plus tôt. Piégée à leur domicile conjugal. Elle était venue récupérer quelques affaires, croyant qu’il était sorti. Il avait en effet caché sa voiture et s’était caché dans la maison. Il a poignardé Samantha à 66 reprises, avec trois couteaux différents, ayant cassé les deux premiers. Il a inscrit des notes numérotées au marqueur sur les murs, pour commenter le déroulement du massacre. Il a été retrouvé inconscient, intoxiqué d’alcool et de médicaments, à bord de sa voiture accidentée. Leur bébé se trouvait chez sa nourrice. Le Progrès, France Bleu, Europe 1. Alors qu’elle avait porté plainte pour violences conjugales, les autorités n’avaient pas compris qu’elle avait besoin de protection. Pourtant la préméditation ne fait aucun doute. ActivRadio, France Bleu.
  • 21. Loyettes (Ain), 24 mars : une femme, 86 ans. Elle aurait été tuée chez eux à coups de fusil par son mari, 87 ans, retrouvé blessé et transporté à l’hôpital. Le Progrès, La Voix de l’Ain.
  • 20. Rouen (Seine-Maritime), 9 mars : Virginie Gomis-Camara, 35 ans, sans emploi, mère de 3 enfants. Poignardée chez eux par son conjoint Moussa Camara, 42 ans, sans emploi. Leurs deux bébés étaient présents : un garçon de 17 mois et une fille de 4 mois. Une voisine est courageusement intervenue pour prendre soin des enfants et les protéger, jusqu’à l’arrivée des secours qu’elle avait prévenus. Les deux enfants ont été emmenés en observation à l’hôpital, accompagnés par leur grande soeur de 15 ans, fille aînée de la victime née d’une autre union. Moussa Camara était déjà connu de la police pour des faits de violences conjugales. Paris Normandie.fr.
  • 19. Le Tampon (Réunion), 8 mars : Marie-Andrée Corré, 50 ans, mère de 3 enfants nés d’une précédente union. Exécutée dans sa voiture, devant chez eux, par son ex-compagnon Jean-Jacques Payet, 56 ans, agent communal, qu’elle allait ou venait de quitter. Il s’est suicidé avec son arme à feu. L’info.re, Réunion La 1ère, L’info.re. Marie-Andrée est la 4eme victime Réunionnaise : présidente du Cevif, Thérèse Baillif réagit. Les filles de Marie-Andrée, Maryssa et Naomie, ont également témoigné dans la presse : « on ne tue pas par amour, on ne frappe pas par amour, on n’insulte pas par amour… faut stopper tout ça. » (Vidéo). Elles organisent une marche blanche le 17 avril.
  • 18. Alès (Gard), 27 février : Carine, 25 ans. Mère d’un enfant de 3 ans, devant qui elle a été suivie, piégée et exécutée dans sa voiture par son ex-conjoint, policier. Il s’est enfui avec l’enfant avant de se rendre. Il aurait utilisé son arme de service : l’état d’urgence censé renforcer la lutte contre le terrorisme islamiste facilite le terrorisme intime exercé par certains représentants de la force publique. Le Figaro, Midi Libre. Lire aussi la réaction de Sans Compromis. Un hommage lui est rendu sur les lieux du crime le 29 février à 20:00.
  • 17. Le Port (Réunion), le 26 février : Jocelyne Bègue, 56 ans, retraitée, mère de famille. Poignardée chez eux par son mari Alain Payet, ex-policier à la retraite qu’elle voulait peut-être quitter. En 1996 il avait été condamné à 15 ans de prison pour viol sur mineur. L’info.re, Clickanoo.re, Zinfos974.
  • 16. Goetzenbruck (Moselle), 25 février : Nathalie Stein, 46 ans, aide-soignante, mère d’un étudiant âgé de 19 ans. Egorgée chez eux par son mari Serge Eschenbrenner qui s’est suicidé. Des tensions existaient déjà dans le couple (violences conjugales ?). Le Républicain Lorrain.
  • 15. Neuville-aux-Bois (Loiret), 14 février : Tatiana, 27 ans, et deux enfants, Melora, 10 mois et Loan, 6 ans. Egorgés chez eux par le mari et père, Rémy Taudin, 26 ans. Il est resté actif 24 heures, sur Facebook notamment, avant de se suicider. La Montagne, la Rep, L’Avenir.net, La Rep, Metro.
  • 14. Reuilly (Eure), 14 février : une femme, 84 ans. Blessée d’une balle à la tête, chez eux, elle est décédée le soir suivant à l’hôpital. Son mari s’est suicidé après avoir tirée sur elle. Paris Normandie.
  • 13. Saint-Raphael (Var), 12 février : Sonia Quentin, 42 ans, vendeuse. Exécutée par balles dans la bijouterie où elle travaillait, par son ex-mari qui s’est suicidé. Elle avait porté plainte contre X le jour-même. Var Matin, France Bleu, Nice Matin.
  • 12. Saint-Pierre-d’Alvey (Savoie), 7 février : Fabienne Bizolon, 53 ans, gestionnaire de patrimoine, mère de deux adolescentes. Violée et étranglée chez ses beaux-parents par son mari Olivier Bizolon, 45 ans, qui ne supportait pas la séparation. Après s’être débarrassé du corps, il a été retrouvé accidenté au volant d’une Porsche. Le couple avait été candidat aux élections cantonales en 2015. Le Dauphiné Libéré, France 3 Alpes, Le Dauphiné.
  • 11. Récicourt (Meuse), 1er février : Sylvianne Déchery, 57 ans, travaillant à l’ADMR, mère d’enfants adultes. Exécutée chez eux d’un coup de fusil, par son compagnon Alain Champagne, président d’une société de chasse, qu’elle voulait quitter. Il s’est suicidé. L’Est Républicain.
  • 10. Avignon (Vaucluse), 1er février : une femme, 33 ans, mère active d’un ado de 13 ans. Poignardée chez eux de plusieurs coups de couteau, dont un très violent à la nuque, par son compagnon, père de l’enfant, qu’elle voulait quitter. Source : La Provence.
  • 9. Dijon (Côte d’Or), 29 janvier – Léa Gougeon, 18 ans, étudiante. Etouffée chez lui par son compagnon jaloux, Aymeric Quillet. Il s’est ensuite suicidé. Sources: France 3 Bourgogne, Le Bien Public.
  • 8. Livry (Nièvre), 25 janvier – une femme, 22 ans, enceinte et mère d’une fille de 3 ans. Tuée chez eux d’une balle dans la tête par un tir accidentel de son conjoint, qui voulait tuer des rats. Source : France 3 Bourgogne.
  • 7. Civaux (Vienne), 20 janvier – Chantal Delaunay, 45 ans, mère de famille. Etranglée chez elle par un ex-petit ami, Kevin Lefebre. Source : la Nouvelle République.
  • 6. Fameck (Moselle), 17 janvier – Elvira Adrovic, 36 ans, mère de 5 enfants âgés de 7 à 13 ans. Poignardée chez eux par son mari en état d’ébriété, qui a abandonné sur place ses enfants présents dans l’appartement. Source : Le Républicain Lorrain.
  • 5. Béziers (Hérault), 17 janvier – Marina, 24 ans, mère d’une fille de 2 ans. Poignardée chez eux de 14 coups de couteau, par son conjoint qu’elle allait quitter. Il l’a laissé se vider de son sang jusqu’à l’arrivée des secours, qu’elle avait appelés. Source : Midi Libre. La petite fille sous le choc a été hospitalisée.
  • 4. Sainte Marie (La Réunion), 21 janvier – Géraldine Nauche, 38 ans, mère de famille. Exécutée sur un parking devant sa mère et son fils, par son mari Didier Nauche qu’elle venait de quitter. Il l’a percutée avec son 4×4 puis l’a poignardée avant de s’enfuir. Sources : LINFO.re, Clicanoo. Témoignage de la mère sous le choc.
  • 3. Villeurbanne (Rhône), 8 janvier – Ingrid Gonfo, 22 ou 23 ans, Réunionaise. Massacrée de coups de poing et de 120 coups de couteaux par son compagnon Ludovic Mithra, ex-champion de kick-boxing, qui a d’abord prétendu s’inquiéter de sa disparition. Sources : LINFO.re, Réunion la 1ère. L’association « Bout par bout Marmaille la Cour » a organisé une soirée artistique le 29 janvier, en hommage à Ingrid Gonfo mais aussi à toutes les femmes tuées par teur conjoint.
  • 2. Garons (Gard), 6 janvier – une femme, 57 ans, aide-ménagère. Piégée et exécutée dans la rue, d’une balle dans la tête par son ex-mari, qui s’est suicidé. Sources : le Midi Libre et France 3.
  • 1. Taravao (Tahiti), 3 janvier – une femme, 26 ans, mère d’un enfant de 3 ans. Poignardée onze fois, chez elle, par son mari qui s’est immolé par le feu. Il avait d’abord envoyé leur enfant chez sa soeur. Source : La dépêche de Tahiti, TNTV, Polynésie La 1ère.

 

Soiree hommage à toutes les femmes tuées par leur conjoint

29 janvier – Soirée hommage à Ingrid Gonfo par ‘Bout par bout Marmaille la Cour’

Les articles cités emploient toujours le même vocabulaire qui minimise la gravité de ces crimes : « crime passionnel »- l’adjectif qui porte l’accent sur la prétendue souffrance du tueur et invisibilise celle de la victime. Pire encore quand les mots atténuent la responsabilité du meurtrier : « drame familial » et « drame conjugal » pour décrire des meurtres, infanticides et féminicides, « disputes conjugales » pour décrire des agressions d’un homme contre sa conjointe, « drame de la séparation », etc. Sans oublier les tournures passives qui évitent de nommer l’agresseur.

Ce vocabulaire témoigne du manque de sensibilisation des journalistes, mais aussi des policiers et des magistrats qu’ils citent.

Par ailleurs les crimes sont classés « fait divers », comme s’il s’agissait d’événements anecdotiques et banals, alors que notre société semble touchée par une épidémie de meurtres conjugaux, qu’elle échoue à prévenir et à guérir.

Or, comme le dit très justement cette pétition (à signer !!!), comment peut-on prévenir et juger ce qu’on échoue à nommer ?

 

Ces deux textes de Sporenda sont indispensables pour mieux décoder les mythes sur les meurtres conjugaux véhiculés par notre langage :

Ces deux textes datent de 2004, mais restent d’actualité : rien n’a changé depuis. A consulter aussi, des articles plus récents :

 

Nous attendons la justice au tournant.

PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX

Cette liste est le fruit d’un travail de veille collectif réalisé avec Brigitte, Garance, Flore, Stéphanie. N’hésitez pas à nous indiquer en commentaire d’autres féminicides que vous avez repérés.

Consulter aussi :

– le recensement sur le blog Sus aux Féminicides par Christine Gamita : Stèle Combien ?

– le Tumblr de Sophie Gourion qui dénonce le traitement journalistique des violences faites aux femmes : Les mots tuent

– 8 mars : Arrêtez de nous tuer ! par Pauline Arrighi

 

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